ABCdaire
Les sigles de la sécurité civile
et de la résilience alimentaire expliqués
Le monde de la sécurité civile et de la résilience alimentaire est rempli de sigles et d'acronymes qui peuvent paraître intimidants. Cet abécédaire les réunit pour vous, classés par ordre alphabétique, et les traduit en mots simples.
Chaque fiche vous donne la signification du sigle, une explication claire destinée au grand public, ainsi que la référence législative qui lui sert de socle.
A Acronymes en « A »
AMAP - Association pour le maintien d'une agriculture paysanne
Définition. Collectif de consommateurs et producteur organisé autour de contrats directs, généralement prépayés, pour des paniers périodiques.
Précisions. Ce n'est ni une forme sociale ni un régime juridique autonome : les parties doivent préciser prix, livraisons, saisonnalité, responsabilités et règles sanitaires et fiscales applicables. Utile pour la résilience alimentaire locale, mais ne constitue pas en soi un dispositif de sécurité civile.
Référence : La charte des AMAP et la doctrine du réseau AMAP (INPI, charte nationale)
ANSSI - Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information
Définition. Autorité nationale de cybersécurité et d'expertise, qui accompagne administrations et opérateurs et publie des recommandations.
Précisions. Dans un plan communal, identifier les systèmes critiques, les sauvegardes, les contacts et le mode dégradé. Ne pas confondre l'ANSSI avec une autorité de police ni avec le CERT-FR, service de réponse et d'alerte.
Référence : Code de la défense, art. L. 2321-1 et suivants ; doctrine et recommandations ANSSI. Décret n°2009‑834 du 7 juillet 2009 qui crée l'agence
C Acronymes en « C »
CARE - Centres d'Accueil et de REgroupement
Définition. Structures d'accueil provisoires destinées aux personnes sinistrées ou évacuées lors d'une catastrophe naturelle, d'un sinistre ou d'une urgence (inondation, tempête, incendie, menace technologique). Elles assurent l'hébergement d'urgence, le regroupement des familles dispersées et l'accès aux services essentiels (eau, restauration, sanitaires, soins, information).
Précisions. Les CARE sont activées par arrêté préfectoral ou municipal selon le niveau de crise (décisions prises au titre de l'ORSEC). Elles relèvent du dispositif français de sécurité civile et de gestion des crises. La gestion est assurée conjointement par la préfecture, la mairie, les services d'incendie et de secours (SDIS) et les associations agréées. Leur fermeture intervient dès retour à la normale, avec suivi social des sinistrés et archivage des dossiers administratifs.
Références : Code de la sécurité intérieure, art. L. 731-3 et R. 731-11 à R. 731-20 ; Code général des collectivités territoriales (CGCT), art. L. 2121-2 ; Décret n° 2013-568 du 27 juin 2013 ; Loi n° 2017-1015 du 10 juillet 2017 (renforcement de la sécurité civile). Les CARE sont une notion opérationnelle et doctrinale de la sécurité civile, rattachée au PCS et au soutien des populations, décrite dans des documents ministériels et des pages de préfecture, mais pas codifiée explicitement dans un article de loi.
CATNAT - CATastrophes NATurelles
Définition. Acronyme désignant l'ensemble des catastrophes naturelles (tremblements de terre, inondations, tempêtes, cyclones, canicules, sécheresses, glissements de terrain, avalanches, éruptions volcaniques) ainsi que les régimes assurantiels et dispositifs légaux de reconnaissance et d'indemnisation de ces événements en France.
Précisions. En France, une catastrophe naturelle doit être reconnue par arrêté interministériel (arrêté CATnat) pour déclencher l'indemnisation par les assurances aux termes de la loi n° 82-600 du 13 juillet 1982. Cet arrêté constate l'anormalité de l'événement et son caractère exceptionnel. Les communes sinistrées sont alors inscrites sur la liste officielle, déverrouillant les garanties des contrats « dégâts des eaux » et « catastrophes naturelles ». La gestion administrative des arrêtés relève des préfectures et du ministère de l'Intérieur.
Ressources complémentaires. CATNAT.net (www.catnat.net) : Observatoire permanent des catastrophes naturelles en France et dans le monde. Propose une veille en temps réel, des bases de données d'arrêtés CATnat, des certificats d'intempéries, des cartographies de risques (CATnatlas), des états des risques et pollutions (ERP), ainsi que des services de conseil et d'études spécialisés dans les risques naturels.
Références : Loi n° 82-600 du 13 juillet 1982 (indemnisation des catastrophes naturelles) ; Code des assurances, art. L. 435-1 à L. 435-12 ; Décret n° 90-618 du 13 juillet 1990 (modalités d'application) ; bases de données officielles des arrêtés CATnat (ministère de l'Intérieur). Codifié au chapitre V du code des assurances (articles L.125-1 à L.125-7) et s'appuie sur une surprime obligatoire (garantie CatNat).
CC - Communauté de Communes
Définition. Établissement public de coopération intercommunale (EPCI) regroupant plusieurs communes rurales ou péri-urbaines, chargé d'exercer conjointement certaines compétences d'intérêt commun (aménagement du territoire, protection de l'environnement, développement économique, services publics, sécurité civile).
Précisions. La CC est constituée par une charte intercommunale et un conseil communautaire élu. Elle dispose d'une personnalité juridique et d'un budget propres. Pour la sécurité civile, elle peut élaborer un Plan intercommunal de sauvegarde (PICS), mutualiser des moyens d'intervention (SDIS, CARE, hébergement d'urgence) et coordonner la réponse des communes membres en cas de crise. Le président (maire ou officier de police judiciaire désigné) exerce les pouvoirs de police communautaires dans les limites de ses compétences.
Références : Code général des collectivités territoriales (CGCT), art. L. 5210-1 à L. 5216-1 ; Code de la sécurité intérieure, art. L. 731-4 (PICS) ; Loi NOTRe n° 2015-991 du 7 août 2015. La CC est un EPCI à fiscalité propre, voir à L.5214-1 pour la communauté de communes, ainsi qu'aux textes récents sur la loi MATRAS (PCS/PICS).
CODIS - Centre opérationnel départemental d'incendie et de secours
Définition. Centre de traitement et de coordination opérationnelle du SDIS, en lien avec les centres de traitement de l'alerte et les autorités de direction des opérations.
Précisions. Son organisation et ses procédures relèvent du SDIS et du règlement opérationnel départemental. Il ne remplace ni le COD préfectoral, ni le COGIC.
Référence : CGCT, art. L. 1424-4 ; règlement opérationnel du SDIS. Le CODIS est décrit dans les règlements opérationnels des SDIS et dans la doctrine DGSCGC (non codifiée article par article).
COD - Centre opérationnel départemental
Définition. Structure activée par le préfet pour coordonner les services et acteurs lors d'un événement dépassant la gestion courante.
Précisions. Le COD appuie le préfet, directeur des opérations : il agrège situation, décisions, demandes de moyens et communication. Son activation est distincte de celle du PCS et du CODIS.
Référence : Code de la sécurité intérieure, art. L. 742-2 et R. 741-1 et suivants. Voir rôle du SIDPC comme animateur du COD et les plaquettes ORSEC.
CMVOA - Centre ministériel de veille opérationnelle et d'alerte
Définition. Structure ministérielle de veille et d'alerte du ministère de l'intérieur, assurant la remontée et la diffusion d'informations opérationnelles.
Précisions. Acronyme de doctrine et d'organisation administrative : ses appellations et rattachements peuvent évoluer. Pour une fiche locale, renvoyer à la chaîne préfectorale et aux consignes officielles plutôt qu'à un numéro non pérenne.
Référence : Organisation du ministère de l'intérieur ; code de la sécurité intérieure, livre VII (sécurité civile).
COGIC - Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises
Définition. Centre national de la DGSCGC qui assure veille, analyse, coordination et appui interministériel lors de crises.
Précisions. Le COGIC n'est pas un service d'intervention local. Les demandes de concours passent par les chaînes compétentes, notamment le préfet de zone et le ministère de l'intérieur.
Référence : Code de la sécurité intérieure, art. L. 742-1 et suivants ; organisation de la DGSCGC.
CUMP - Cellule d'urgence médico-psychologique
Définition. Dispositif sanitaire spécifique, rattaché aux SAMU et coordonné par les agences régionales de santé (ARS), chargé de la prise en charge médico-psychologique immédiate et post-immédiate des victimes, impliqués, proches et intervenants confrontés à des événements psycho-traumatisants (attentats, catastrophes, accidents collectifs).
Précisions. Chaque département dispose d'une CUMP adossée au SAMU, organisée en réseau régional et zonal ; les équipes (psychiatres, psychologues, infirmiers) interviennent sur les lieux de l'événement, dans les CARE/CAF, les établissements de santé ou par dispositifs dédiés, pour évaluer, stabiliser et orienter les personnes en souffrance psychique, prévenir l'installation de troubles post-traumatiques et soutenir les intervenants exposés. Le déclenchement relève du SAMU, en articulation avec le préfet (ORSEC NOVI) et le dispositif ORSAN pour les situations sanitaires exceptionnelles.
Références : Code de la santé publique (articles et décrets relatifs aux situations sanitaires exceptionnelles et au dispositif ORSAN) ; décret n° 2013-15 du 7 janvier 2013 et décret n° 2016-1327 du 6 octobre 2016 ; arrêté du 27 décembre 2016 sur l'organisation de l'urgence médico-psychologique ; fiches MIG CUMP, documents ARS et ministère de la Santé ; recommandations SFMU/AFORCUMP-SFP.
D Acronymes en « D »
DGSCGC - Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises
Définition. Direction du ministère de l'intérieur chargée de la doctrine, de la préparation et de la coordination nationales de la sécurité civile.
Précisions. Elle s'appuie notamment sur le COGIC et les services d'incendie et de secours. Les communes appliquent les prescriptions et doctrines en vigueur, sans confondre direction générale et chaîne de commandement locale.
Référence : Code de la sécurité intérieure, art. L. 721-2 et suivants ; décret n° 2011-988 du 23 août 2011.
DICRIM - Document d'information communal sur les risques majeurs
Définition. Document communal qui informe la population sur les risques majeurs, leurs conséquences prévisibles, les mesures de prévention, de protection et les consignes.
Précisions. Le maire l'élabore à partir notamment du DDRM et des informations transmises par le préfet. Il doit être accessible, actualisé et cohérent avec le PCS : la diffusion et l'affichage réglementaires doivent être assurés.
Référence : Code de l'environnement, art. L. 125-2 et R. 125-11 à R. 125-14.
DDRM - Dossier départemental sur les risques majeurs
Définition. Dossier établi par le préfet présentant les risques naturels et technologiques majeurs du département et les mesures de prévention.
Précisions. Le DDRM est une source départementale : il ne vaut pas DICRIM et ne détaille pas nécessairement chaque quartier. La commune doit traduire les informations pertinentes pour son territoire.
Référence : Code de l'environnement, art. R. 125-11.
E Acronymes en « E »
EPCI - Établissement public de coopération intercommunale
Définition. Structure intercommunale (métropole, communauté urbaine, d'agglomération, de communes ou syndicat) exerçant des compétences transférées.
Précisions. La compétence intercommunale ne supprime pas les pouvoirs de police du maire, sauf transferts prévus par la loi. Vérifier les statuts, la compétence GEMAPI, la mutualisation et les conventions de crise.
Référence : CGCT, art. L. 5210-1 et suivants.
ERP - État des risques et pollutions
Définition. Diagnostic immobilier obligatoire, annexé au dossier de diagnostic technique, qui informe les acquéreurs et locataires des risques naturels, miniers, technologiques, du potentiel radon et de certaines pollutions des sols auxquels le bien est exposé, dans les zones définies par la réglementation.
Précisions. L'ERP doit être établi et remis par le vendeur ou le bailleur avant la signature du contrat, et est valable 6 mois. Il s'appuie sur les PPR (PPRN, PPRM, PPRT), les zonages de sismicité, de radon, les secteurs d'information sur les sols et les arrêtés préfectoraux ; il peut être généré via ERRIAL ou complété sur le formulaire type disponible sur Géorisques. Son absence ou sa mise à jour insuffisante peut entraîner des sanctions civiles (action en réduction du prix ou en résolution).
Références : Code de l'environnement, art. L. 125-5 et R. 125-24 (état des risques et pollutions) ; formulaires et notices sur Géorisques ; informations des préfectures et guides immobiliers.
ERRIAL - État des risques réglementés pour l'information des acquéreurs et des locataires (outil numérique)
Définition. Outil numérique national, intégré au site Géorisques, permettant de générer automatiquement un état des risques réglementé à partir de l'adresse ou des références cadastrales d'un bien, pour satisfaire à l'obligation d'information des acquéreurs et des locataires (IAL).
Précisions. ERRIAL pré-remplit l'état des risques à partir des zonages officiels (PPRN/PPRM/PPRT, sismicité, radon, pollution des sols, recul du trait de côte, plans d'exposition au bruit, etc.), que le propriétaire doit vérifier et compléter si nécessaire (sinistres subis, informations préfectorales). Le document généré a la même valeur juridique que le formulaire papier d'état des risques, et peut être téléchargé et annexé au dossier de diagnostic technique (DDT).
Références : Code de l'environnement, art. L. 125-5 et R. 125-23 à R. 125-27 (IAL et état des risques) ; site Géorisques (ERRIAL) ; communications des préfectures et du BRGM sur le service ERRIAL.
F Acronymes en « F »
FR-Alert - Système national d'alerte des populations par téléphonie mobile
Définition. Système national d'alerte et d'information des populations qui permet d'envoyer, via la diffusion cellulaire et des SMS géolocalisés, des notifications sur les téléphones portables des personnes présentes dans une zone confrontée à un danger, afin de leur indiquer la nature du risque et les comportements de sauvegarde à adopter.
Précisions. FR-Alert complète les moyens d'alerte du SAIP : les alertes sont déclenchées par les autorités habilitées (préfets, Premier ministre, le maire via le préfet) pour des événements graves (risques naturels, industriels, nucléaires, sanitaires, menaces de sécurité publique), et diffusées en temps réel grâce à la diffusion cellulaire (4G/5G) et, en complément, des SMS géolocalisés (2G/3G/4G). Aucune inscription ni application n'est nécessaire ; les messages apparaissent sur l'écran, même verrouillé, avec un son spécifique, pour tout téléphone connecté aux antennes de la zone concernée. FR-Alert est mis en œuvre dans le cadre de la sécurité civile et en application de la directive européenne de 2018 sur les systèmes d'alerte publique.
Références : Code de la sécurité intérieure, art. L. 112-1 (objet de la sécurité civile) ; directive (UE) 2018/1972, art. 110 (obligation d'alerte par téléphonie mobile) ; site officiel FR-Alert et pages Sécurité civile du ministère de l'Intérieur ; rapports Cour des comptes et analyses sur FR-Alert.
G Acronymes en « G »
GEMAPI - Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations
Définition. Compétence comprenant notamment l'aménagement d'un bassin, l'entretien et l'aménagement des cours d'eau, la défense contre les inondations et la protection et restauration des milieux aquatiques.
Précisions. Elle est obligatoirement exercée par les EPCI à fiscalité propre, avec possibilités de transfert ou délégation. Elle ne couvre ni toute la prévention des inondations, ni l'alerte communale.
Référence : CGCT, art. L. 5214-16, L. 5216-5 ; code de l'environnement, art. L. 211-7 I bis.
I Acronymes en « I »
IAL - Information des acquéreurs et des locataires
Définition. Information due lors d'une vente ou d'une location sur les risques et certaines pollutions affectant le bien.
Précisions. Le document est remis par le propriétaire selon les modalités réglementaires. À distinguer de l'information préventive générale (DICRIM) et de l'état des risques.
Référence : Code de l'environnement, art. L. 125-5 et R. 125-23 à R. 125-27.
ICPE - Installation classée pour la protection de l'environnement
Définition. Installation (industrielle, agricole, etc.) susceptible de présenter dangers ou inconvénients pour la santé, la sécurité, l'environnement ou le voisinage, selon une nomenclature.
Précisions. Régimes : déclaration, enregistrement ou autorisation. L'exploitant et le préfet ont des obligations propres ; le maire informe et articule la réponse locale sans se substituer à l'inspection des installations classées.
Référence : Code de l'environnement, art. L. 511-1, L. 512-1 et nomenclature annexée à l'art. R. 511-9.
O Acronymes en « O »
ORSEC - Organisation de la réponse de sécurité civile
Définition. Dispositif départemental, zonal et maritime préparant et coordonnant la réponse de sécurité civile sous l'autorité compétente.
Précisions. Il organise la montée en puissance et les plans particuliers. Le PCS est l'outil communal qui s'y articule ; ORSEC n'est pas un document unique à distribuer au public.
Référence : Code de la sécurité intérieure, art. L. 741-1 à L. 741-5 et R. 741-1 à R. 741-25.
ORSAN - Organisation de la réponse du système de santé en situations sanitaires exceptionnelles
Définition. Dispositif sanitaire piloté par l'ARS pour préparer et coordonner établissements, professionnels et moyens de santé.
Précisions. Il complète ORSEC : le maire et le PCS relaient les consignes et peuvent soutenir les populations vulnérables, sans diriger la réponse sanitaire.
Référence : Code de la santé publique, art. L. 3131-11 ; art. R. 3131-4 et suivants. ORSAN complète ORSEC pour la dimension sanitaire et est décrit dans des plans zonaux ARS.
P Acronymes en « P »
PAT - Projet alimentaire territorial
Définition. Projet concerté visant à rapprocher production, transformation, distribution, consommation et acteurs d'un territoire, notamment pour une alimentation durable et résiliente.
Précisions. Il repose sur un diagnostic et une gouvernance locale. Il ne constitue pas un plan d'urgence alimentaire, mais peut contribuer à la continuité d'approvisionnement.
Référence : Code rural et de la pêche maritime, art. L. 111-2-2.
PCA - Plan de continuité d'activité
Définition. Organisation permettant à une structure de maintenir ses activités prioritaires et de reprendre ses fonctions après une perturbation.
Précisions. Pas de modèle légal unique pour toutes les communes. Définir activités essentielles, suppléances, sites, données, fournisseurs, communication et retour à la normale ; articuler avec PCS et PICS.
Référence : Référentiel de continuité d'activité (ISO 22301) ; obligations sectorielles éventuelles.
PICS - Plan intercommunal de sauvegarde
Définition. Plan de sauvegarde préparé par l'EPCI à fiscalité propre lorsqu'il est soumis à l'obligation légale, pour organiser l'appui et la coordination des communes membres.
Précisions. Le PICS ne remplace pas les PCS. Il précise ressources mutualisées, solidarité, mobilisation et coordination intercommunales ; vérifier les conditions et délais applicables.
Référence : Code de la sécurité intérieure, art. L. 731-4 à L. 731-5 et R. 731-8 à R. 731-10.
PCS - Plan communal de sauvegarde
Définition. Plan communal organisant la réponse du maire et de la commune : alerte, mise à l'abri et évacuation, accueil, soutien, information et retour à la normale.
Précisions. Obligatoire dans les communes soumises aux conditions de l'article L. 731-3. Il est distinct des opérations de secours conduites par les services compétents et doit être testé et actualisé.
Référence : Code de la sécurité intérieure, art. L. 731-3 et R. 731-1 à R. 731-7.
PETR - Pôle d'équilibre territorial et rural
Définition. Établissement public regroupant des EPCI pour élaborer un projet de territoire et porter des coopérations à une échelle supra-intercommunale.
Précisions. Le PETR n'est pas automatiquement compétent en sécurité civile. Son rôle dépend de ses statuts et peut soutenir la planification, l'ingénierie, l'alimentation, la mobilité ou l'adaptation.
Référence : CGCT, art. L. 5741-1 à L. 5741-5.
PPI - Plan particulier d'intervention
Définition. Plan ORSEC établi pour certains ouvrages ou installations dont les dangers justifient des mesures de protection des populations au-delà du site.
Précisions. Le préfet dirige les opérations de secours hors site ; l'exploitant reste responsable de l'alerte et des mesures internes prévues. Le DICRIM et le PCS relaient les consignes sans reproduire les données sensibles.
Référence : Code de la sécurité intérieure, art. L. 741-6 ; art. R. 741-18 à R. 741-22.
PPMS - Plan particulier de mise en sûreté
Définition. Plan d'un établissement scolaire pour protéger élèves et personnels face aux risques majeurs et aux menaces, en attendant les secours.
Précisions. Il est élaboré sous l'autorité du directeur d'école ou du chef d'établissement, en lien avec les autorités et la collectivité. Ne pas le confondre avec PCS, PPI ou le plan de sûreté propre à l'établissement.
Référence : Code de l'éducation, art. D. 312-40 ; instruction interministérielle du 13 avril 2017 et textes en vigueur.
PPR / PPRN - Plan de prévention des risques / plan de prévention des risques naturels prévisibles
Définition. Document réglementaire approuvé par le préfet, délimitant les zones exposées, les interdictions, les prescriptions et les mesures de prévention, protection et sauvegarde.
Précisions. Le PPRN vaut servitude d'utilité publique annexée au PLU. Il s'impose aux décisions d'urbanisme ; l'absence de PPR ne signifie pas absence de risque.
Référence : Code de l'environnement, art. L. 562-1 à L. 562-9.
PPRT - Plan de prévention des risques technologiques
Définition. Plan qui maîtrise l'urbanisation autour de certains établissements industriels à risques et prévoit mesures foncières, travaux et prescriptions.
Précisions. Créé par la loi du 30 juillet 2003. Les PPRT approuvés demeurent opposables selon leurs règles ; vérifier le dossier préfectoral et les servitudes.
Référence : Code de l'environnement, art. L. 515-15 à L. 515-25.
PLU / PLUi - Plan local d'urbanisme / plan local d'urbanisme intercommunal
Définition. Document d'urbanisme fixant le projet, les règles d'utilisation des sols et les orientations d'aménagement, à l'échelle communale ou intercommunale.
Précisions. Il doit intégrer les servitudes et prendre en compte les risques ; il ne remplace pas un PPR. Consulter le règlement et le zonage opposables avant tout projet.
Référence : Code de l'urbanisme, art. L. 151-1 et suivants ; L. 153-1 et suivants.
PUMP - Poste d'urgence médico-psychologique
Définition. Lieu d'accueil, d'évaluation et de soins spécialisés mis en place par une CUMP à proximité du lieu d'un événement collectif pour prendre en charge les personnes impliquées non blessées physiquement mais exposées à un risque de mort ou de blessure, et présentant une détresse psychique aiguë.
Précisions. Implanté dans un espace calme et sécurisé hors de la zone de danger (CARE, centre d'accueil, structure dédiée), le PUMP permet une prise en charge médico-psychologique immédiate : écoute, défusing, repérage des situations à risque, premiers soins psychiques et orientation vers les structures de suivi. Il complète les dispositifs somatiques (PMA, structures d'hébergement, CARE) et s'inscrit dans le plan ORSEC NOVI et l'organisation ORSAN sous responsabilité de la CUMP et du SAMU.
Références : Livre blanc des CUMP et recommandations SFMU/AFORCUMP-SFP sur l'organisation de l'urgence médico-psychologique ; documentation nationale sur les CUMP ; dispositifs ORSEC NOVI et ORSAN.
R Acronymes en « R »
RCSC - Réserve communale de sécurité civile
Définition. Dispositif facultatif de bénévoles placé sous l'autorité du maire pour appuyer la sauvegarde des populations, l'information, l'accompagnement et le rétablissement.
Précisions. Elle ne participe pas aux opérations de secours au sens strict et ses membres ne se substituent pas aux professionnels. Formaliser missions, encadrement, assurance, formation et protection des bénévoles.
Référence : Code de la sécurité intérieure, art. L. 724-1 à L. 724-14.
RICSC - Réserve intercommunale de sécurité civile
Définition. Appellation pratique pour une réserve mutualisée entre plusieurs communes ou portée par un EPCI, en appui des PCS.
Précisions. Le code organise juridiquement la réserve communale ; une « RICSC » n'est pas une catégorie autonome générale. Sécuriser le montage par délibérations, conventions, autorité d'emploi, assurances et articulation avec les maires.
Référence : Code de la sécurité intérieure, art. L. 724-1 à L. 724-14 ; CGCT, règles de coopération intercommunale.
S Acronymes en « S »
SAIP - Système d'alerte et d'information des populations
Définition. Système national qui regroupe et pilote différents moyens d'alerte et d'information (sirènes, téléphonie mobile, médias, panneaux, etc.) afin de diffuser un signal et des consignes de sauvegarde en cas d'événement grave menaçant les populations (risques naturels, technologiques, sanitaires, attentats).
Précisions. Le SAIP succède au réseau national d'alerte (RNA) et vise à permettre aux autorités (préfet, maire, ministres compétents) de déclencher, en une opération, l'alerte sur plusieurs vecteurs dans une zone donnée, pour obtenir un comportement réflexe de sauvegarde et transmettre des consignes pendant toute la durée de la crise. Il s'intègre au dispositif global de sécurité civile (livre VII du code de la sécurité intérieure) et se décline notamment via les sirènes raccordées, les messages préformatés aux radios/TV de service public et les dispositifs numériques associés.
Références : Code de la sécurité intérieure, art. L. 112-1 (principes de la sécurité civile) et dispositions relatives à l'alerte au livre VII ; doctrine DGSCGC et guides SAIP ; rapport du Sénat sur le SAIP (2017).
SDIS - Service départemental d'incendie et de secours
Définition. Établissement public départemental qui concourt aux missions de sécurité civile et organise les secours d'urgence et la lutte contre les incendies.
Précisions. Le SDIS est dirigé par un directeur départemental sous l'autorité du préfet pour l'opérationnel et du président du conseil d'administration pour l'administratif et le financier, selon les textes.
Référence : CGCT, art. L. 1424-1 à L. 1424-50.
SDAGE / SAGE - Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux / schéma d'aménagement et de gestion des eaux
Définition. Documents de planification de la politique de l'eau : le SDAGE à l'échelle du bassin, le SAGE à l'échelle d'un sous-bassin ou d'une nappe.
Précisions. Le SAGE est élaboré par une commission locale de l'eau. Les documents d'urbanisme doivent être compatibles avec le SDAGE et, le cas échéant, le SAGE, selon les règles du code.
Référence : Code de l'environnement, art. L. 212-1 à L. 212-6.
SIDPC - Service interministériel de défense et de protection civiles
Définition. Service de la préfecture qui contribue à la préparation, la planification, la coordination et la gestion des crises sous l'autorité du préfet.
Précisions. Le SIDPC accompagne les communes, mais n'est pas le décideur municipal : le maire reste responsable de la sauvegarde communale dans le cadre de ses pouvoirs et du PCS.
Référence : Code de la sécurité intérieure, art. R. 122-1 et suivants ; livre VII.
SIRACEDPC - Service interministériel régional des affaires civiles et économiques de défense et de la protection civile
Définition. Service interministériel de la préfecture de zone ou de région chargé d'assister le préfet dans ses responsabilités de défense non militaire et de protection civile, en animant, coordonnant et contrôlant l'action des services déconcentrés de l'État en matière de planification des crises, prévention et secours.
Précisions. Le SIRACEDPC prépare et organise les mesures de prévention, d'alerte, de secours et de continuité des fonctions essentielles (ravitaillement, énergie, transports, télécommunications, bâtiments publics), en lien avec les services de l'État, les collectivités territoriales et les acteurs économiques. Il travaille en réseau avec les SIDPC départementaux, les DDT(M), les ARS et les autres directions concernées pour la planification ORSEC zonale, les exercices et la gestion coordonnée des crises majeures.
Références : Décret n° 83-321 du 20 avril 1983 relatif aux pouvoirs des commissaires de la République en matière de défense de caractère non militaire (création du service interministériel) ; textes et documents organisationnels sur la défense civile et la protection civile ; pages « sécurité civile » des préfectures de zone.
T Acronymes en « T »
TRI - Territoire à risque important d'inondation
Définition. Territoire identifié au titre de la directive inondation comme présentant des enjeux potentiellement exposés à des conséquences importantes.
Précisions. Le classement entraîne une connaissance et une planification spécifiques (cartographies, stratégie locale) ; il ne signifie pas que chaque parcelle est inondable et ne remplace pas un PPRi.
Référence : Code de l'environnement, art. L. 566-1 à L. 566-7 et R. 566-14 et suivants.
Pour aller plus loin : cet abécédaire est volontairement évolutif. Il sera enrichi à mesure que de nouveaux sigles apparaîtront et que les références législatives évolueront.